Historique

 

1977-1986 : Le fleuron de la Jeune Chambre Economique

En 1977, pour marquer l’année internationale de la jeunesse, la Fondation
Pro Juventute (ProJu), active en Suisse Romande grâce au soutien de la population,
propose à ses sections divers projets, dont celui du

PASSEPORT-VACANCES POUR LES JEUNES (PVJ)

Destiné aux enfants des écoles primaires et secondaires, ce passeport invite
les enfants à découvrir pendant les vacances scolaires un grand nombre d'activités dans plusieurs domaines de la vie professionnelle et sportive
ainsi que dans celui des loisirs.

La secrétaire ProJu du district de Neuchâtel, Claire Humbert, cherche autour d’elle des personnes intéressées par ce projet. Elle s’adresse à la Jeune Chambre Economique de Neuchâtel (JCE), qui décide de s’associer à l’aventure…. Des contacts sont établis avec le Centre de Loisirs de Fribourg et avec son animateur socio-culturel bien connu, Hubert Audriaz, qui est alors le seul à organiser un PVJ en Suisse Romande.

Et c’est ainsi qu’en 1978, une commission JCE/ProJU présidée par Pierre Moser
propose un programme d’une vingtaine d’activités aux écoliers des districts
de Neuchâtel et Boudry. Le succès est immédiat. Une centaine d’enfants inaugurent la formule qui comprend des visites d’entreprises et de services administratifs,
des activités sportives, des excursions, ainsi qu’un libre parcours TN.
Pour y participer, les enfants sont allés s'inscrire auprès de deux commerçants,
membres de la JCE, MM Lamboley, opticien et Matthys, pharmacien.

En 1979, l’offre s’étend aux enfants du Val-de-Ruz. Le Centre des Loisirs de Neuchâtel s’associe à l’organisation.

En 1980, l’Association pour le Développement de Neuchâtel (ADEN) et
l’Office du Tourisme par l’intermédiaire de sa secrétaire Mme Besancet collaborent activement à l’organisation du PVJ. La vente se centralise à l’office du Tourisme.

Philippe Robert préside le comité et joue un rôle important dans l’association.

Plus de 450 enfants participent à l'édition de 1981.

La Journée Romande d’échanges PVJ est organisée à Neuchâtel en 1982.

Afin de stimuler l’autonomie des enfants, un libre parcours CFF pour le bas du canton est inclus dans l’offre en 1983.

Un peu dépassé par son succès, le PVJ doit se moderniser. 1984 marque un premier tournant avec l’introduction du traitement informatique des inscriptions aux activités, grâce au savoir-faire de Michel Dysli.

En 1985, ce sont près de 800 enfants qui achètent un PVJ.

En 1986, l’offre s’étend aux enfants du Val-de-Travers

1987-1989 : une succession difficile

En 1987, l’ADEN se retire du comité d’organisation. Cette décision va compromettre
l’avenir du PVJ, car depuis 1980 sa secrétaire en est  la cheville ouvrière.
Un PVJ de fortune voit néanmoins le jour : la vente aura lieu dans le local de la JCE,
le secrétariat et la permanence seront assurés par une personne bénévole, Jo Gutknecht.

En 1988, c’est Pierre Moser qui quitte le comité. Quatre nouveaux points de vente
sont mis en place (un par district).

En 1989, c’est au tour de Claire Humbert de donner sa démission pour se consacrer
à d’autres projets. Un appel est lancé dans les médias: le PVJ ne doit pas mourir.

1990-1997 : les efforts d’un comité indépendant

Depuis 1990, la JCE et ProJu ne sont plus représentés au sein du comité d’organisation.
Mais l’appel a été entendu. Une équipe passablement renouvelée emmenée par
Dominique Egli von Büren se met en place, une secrétaire est engagée.
La transition se déroule de manière un peu chaotique, les reproches des parents sont nombreux, mais le comité va s’atteler à une profonde réorganisation.

1991 sera l’année des grands changements : édition d’une nouvelle brochure,
introduction de la publicité, classement des activités par genre,
création d’un dossier d’accompagnement pour chaque activité, répartition des tâches administratives par  secteur, contribution financière des communes, établissement
d’un budget et d’un rapport de gestion.

En 1992, une grande fête sponsorisée par Rivella a lieu en ville de Neuchâtel dans
le cadre du Festival des musiciens de rue.
Après quelques éditions plus réduites, le nombre d’enfants se stabilise aux alentours de 800.

1993 verra le deuxième virage informatique avec l’introduction du logiciel PassVac
piloté par Geneviève Bourquin. Depuis cette date et grâce à la collaboration de Vreni Ravasio, les propos de chaque réunion  sont minutieusement retranscrits
dans les procès-verbaux.

De 1996 à 1998, le comité se compose uniquement de femmes.

Au fil des éditions le nombre des activités nécessitant un accompagnement a beaucoup augmenté. Pour les remercier et leur permettre de se rencontrer, Marie Josée Fornoni organise en 1997 le premier souper pour les accompagnateurs

1998-2007 : un travail dans la continuité

Pour fêter ses 20 ans d’existence, le PVJ offre en 1998 un lot de 2 bouteilles de vin de Neuchâtel (avec étiquettes du jubilé) à tous ses organisateurs d’activité.

En 1999, la tranche d’âge des enfants concernés par le PVJ est modifiée, elle passe de 7/16 ans à  8/15 ans.

2002, année de l’exposition nationale. (Expo 02) Après de longs débats, le comité décide
de mettre sur pied un programme malgré tout, en privilégiant les activités extérieures au canton. L’exercice sera déficitaire (une exception), mais les enfants sont au rendez-vous.

En 2004, les conclusions d’une étude en marketing, menée par une classe de
la Haute Ecole de Gestion de Neuchâtel encouragent le comité. L’organisation
est considérée comme bonne, le fonctionnement répond en grande partie
aux attentes des clients; l’image paraît un peu vieillotte et dépassée…
la création d’un site internet devient urgente.

Ce qui sera réalisé en 2005 grâce à un étudiant du CPLN :
www.passeportvacancesne.ch

En 2007, une ancienne organisatrice d’activités lance une polémique dans la presse :
l’affaire MacDonald’s. Le PVJ  n’encouragerait-il pas la malbouffe des enfants en organisant des activités dans cet établissement ? Le comité de Neuchâtel,
ainsi que ProJu se positionnent clairement : « Non, il s’agit d’une ouverture au monde
actuel, pour comprendre comment fonctionne un tel établissement ! La liberté est
laissée à chaque enfant (et à chaque parent) de choisir cette activité ».

En 2008, une évolution importante va faciliter la gestion du comité : la mise en place
par Monique Risold d’un nouvel outil informatique, Farfadet, logiciel créé par Morges, qui permet la connexion en réseau et l’inscription aux activités en ligne.
Une nouvelle formule est aussi proposée aux futurs accompagnateurs : la bourse aux activités.

Et le PVJ fête, en 2008, ses 30 ans en organisant un magnifique cocktail à l’Hôtel de Ville de Neuchâtel réunissant tous les acteurs concernés par son action.

Enfin, le PJV profite de ses 30 ans pour donner un nouveau look à son site
internet grâce à nouveau à une élève du CPLN.

 

En 2015, la tranche d’âge des enfants concernés par le PVJ est toujours de  8 à 15 ans mais le calcul se fait dorénavant selon l'année civile.